« Non aux licenciements ! Liberté syndicale à Perfect Nettoyage ! Négociation ! »
Une trentaine de travailleurs avec ou sans papier, ont scandé ces trois slogans au rythme des tambours, devant les grilles de l’Envol à Plessis pâté au petit matin du mardi 16 février. Ils étaient là  pour dénoncer les licenciements abusifs de douze d’entre eux et exiger leur réintégration dans la boite  Perfect Nettoyage.

Cette manifestation appelée par la CNT-nettoyage et organisée avec le soutien technique et militant de syndiqués de l’Union départementale CNT de l’Essonne (et d’un camarade de Sud rail), démontre la détermination des salariés de cette entreprise de nettoyage à ne plus se laisser faire par une direction dont ils avaient obtenu il y a quelques mois, après une grève et l’occupation du site, des CERFA et une promesse d’embauche et de régularisation par le travail. Leur patron en dépit de ses engagements, vient de licencier douze salariés détenteurs du  titre de séjour d’un an.

Leur tort ? Etre syndiqués à la CNT-nettoyage et avoir participé activement aux manifestations et grèves qui ont rendu leur dignité aux cinquante salariés en situation irrégulière et exploités dans l’entreprise. Le syndicat appelle à négocier et menace la direction d’une requête aux prud’hommes pour entrave à la liberté syndicale, pour répression anti-syndicale et licenciement abusif.  Les salariés ont bloqué les entrées et sorties de l’entreprise pendant toute la matinée avec le soutien, malgré eux, de la gendarmerie et de la police municipale venus enregistrer la présence des manifestants. Un buffet impromptu a permis aux militants et manifestants de se rassasier dans la froidure du matin…
Apres la venue de la presse, du discours du Maire de Plessis Pâté dénonçant l’attitude de certains patrons face aux syndicats et aux travailleurs, le téléphone d’un syndicaliste sonna. C’etait le patron qui acceptait un rendez-vous le lendemain soir.

Obliger le patron à négocier était le but de l’agitation, nous avons levé le camp vers 13h30 pour raccompagner les camarades souriants à la gare.

Eric Z et Michel pour la CNT-UD91

En soutien et en convergence avec la Coordination nationale éducation parents / enseignants, les syndicats CNT et SUD éducation appelaient ce mardi 10 mars 2009 à une journée de grève et d’actions nationales.

A Marseille, à Lyon ou à Bordeaux plusieurs actions et rencontres ont réuni « De la maternelle à l’université », des parents d’élève, des chercheurs, des étudiants et des enseignants  autour de revendications pour une école plus juste, plus égalitaire et contre les réformes rétrogrades et  destructrices de Darcos…

A paris : peu de manifestants mais beaucoup de crs devant la Sorbonne (merci à la FSU pour le brouillage des cartes et la confusion des dates). Après quelques minutes d’attente au soleil, le cortège descend de la place de la sorbonne vers l’entrée de l’Université Paris I. A peine arrivés une grosse averse nous trempe comme des soupes.

Les crs ne voulant plus grossir la manif déguerpissent, nous laissant le boulevard pour gueuler : Darcos démission ! Météo nationale, météo du capital ! Prenons nos grèves pour des réalité…

Après une heure de pataugeoire c’est le retour des  éclaircies. En peu de temps, comme une assemblée de grenouilles qui s’éparpillent, chacun et chacune décide de poursuivre sa manif ailleurs.

Gageons que nous étions les grenouilles annonçant le retour du printemps des luttes, le retour des beaux jours de grèves…

Réunion-débat organisée pa les syndicats CNT 91, en collaboration avec AC! 91 et La Maison Ouverte, animée par Jean-Pierre TERTRAIS.

Jean-Pierre TERTRAIS est militant écologiste à Rennes. Sa formation politique dans les luttes écologistes et sa réflexion sur les questions d’environnement le poussent à écrire en 2004 une brochure aux Editions du Monde libertaire. Suite à cette brochure qui connaît un succès inattendu, il rédige un livre plus fouillé sur les mêmes questions.