Séance du Séminaire Copernic

Le mardi 22 juin de 19h30 à 21h30. 8 rue de la Banque, Salle des expositions, 1 er étage, Mairie du IIè.

Avec Paul Ariès directeur du Sarkophage, responsable des pages  politiques du journal La décroissance, auteur de « La simplicité  volontaire contre le mythe de l’abondance », co-organisateur des  Contre-Grenelle de l’environnement.

« Quelle décroissance pour quelle société ? »

Avant propos:
Deux chiffres suffisent à prendre conscience de la gravité de la situation :
1) 20 % des humains s’approprient 86 % des ressources naturelles.
2) Si six milliards d’humains adoptaient notre mode de vie, une seule  Terre ne suffirait pas : il en faudrait au minimum trois.

Faut-il se réserver les fruits de la croissance et condamner le Sud ?  Peut-on croire à une croissance économique infinie dans un monde fini ? Pourquoi la gauche et la droite ont-elles pillés la planète ?  Qu’est-ce que le capitalisme vert ?
Pourquoi les gauches restent-elles aphones ? Qu’est-ce que proposent  les divers courants de la décroissance ? Et si cette crise était aussi une chance pour l’humanité, une occasion  de renouer avec le sens des limites, une occasion de faire de la  défense de la gratuité notre grand combat ?

Comment passer des mots-obus (décroissance, anticapitalisme,  antiproductivisme) à des mots chantiers (le ralentissement contre le  culte de la vitesse, la relocalisation contre le mondialisme, le  prendre soin contre la société du mépris, la coopération contre la  concuurrence, la gratuité contre la marchandisation, etc…).
Gratuité de l’usage face au renchérissement du mésusage ? Revenu  garanti inconditionnel couplé à un revenu maximal autorisé ?

Quelles forces sociales pour porter ce projet d’émancipation ? Quelles  perspectives politiques pour la décroissance et l’antiproductivisme ?

Lundi 3 Mai, 20 h 30 à la MPT des Amonts

 

91940 Les Ulis

 

Soirée conférence débat

 

avec Christine Dillmann et Christian Vélot

Christine Dillmann est professeur à l’Université Paris-Sud et a enseigné pendant 10 ans la génétique et l’amélioration des plantes à AgroParisTech (anciennement INA-PG), l’école d’ingénieurs agronomes de Paris.

Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer le vivant. Où en sommes-nous aujourd’hui ? La filière « semences » fait partie de l’industrie agro-alimentaire, constituée d’entreprises qui sélectionnent et vendent les semences aux agriculteurs. Ce sont les produits de leurs cultures qui se retrouvent dans notre assiette après transformation. De nombreuses questions se posent. Qu’est-ce qu’une variété ? Qu’est-ce qu’un itinéraire technique ? Qui contrôle quoi ? Christine nous apportera des éléments de réponse pour mieux comprendre les enjeux du débat sur les OGM.

Christian Vélot est maître de conférence en génétique moléculaire à l’université Paris-Sud.

Christian nous montrera que les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) ont un large domaine d’application. Si en médecine ou en recherche fondamentale ils constituent des outils tels que des « éprouvettes bactériologiques » ou des usines à médicaments, il en est tout autre dans le domaine de l’agroalimentaire. Ceux-ci deviennent des organismes à part entière, d’où la nécessité de maitriser parfaitement l’impact des modifications génétiques sur l’organisme et sur l’environnement. Une question fondamentale se pose : les OGM agroalimentaires répondent-ils à une utilité ou une urgence sociale qui puisse justifier que l’on prenne de tels risques pour l’environnement, les cultures en place et les consommateurs ?

La soirée se finira par un pot d’amitié

Soirée organisée par la CNT 91

« Non aux licenciements ! Liberté syndicale à Perfect Nettoyage ! Négociation ! »
Une trentaine de travailleurs avec ou sans papier, ont scandé ces trois slogans au rythme des tambours, devant les grilles de l’Envol à Plessis pâté au petit matin du mardi 16 février. Ils étaient là  pour dénoncer les licenciements abusifs de douze d’entre eux et exiger leur réintégration dans la boite  Perfect Nettoyage.

Cette manifestation appelée par la CNT-nettoyage et organisée avec le soutien technique et militant de syndiqués de l’Union départementale CNT de l’Essonne (et d’un camarade de Sud rail), démontre la détermination des salariés de cette entreprise de nettoyage à ne plus se laisser faire par une direction dont ils avaient obtenu il y a quelques mois, après une grève et l’occupation du site, des CERFA et une promesse d’embauche et de régularisation par le travail. Leur patron en dépit de ses engagements, vient de licencier douze salariés détenteurs du  titre de séjour d’un an.

Leur tort ? Etre syndiqués à la CNT-nettoyage et avoir participé activement aux manifestations et grèves qui ont rendu leur dignité aux cinquante salariés en situation irrégulière et exploités dans l’entreprise. Le syndicat appelle à négocier et menace la direction d’une requête aux prud’hommes pour entrave à la liberté syndicale, pour répression anti-syndicale et licenciement abusif.  Les salariés ont bloqué les entrées et sorties de l’entreprise pendant toute la matinée avec le soutien, malgré eux, de la gendarmerie et de la police municipale venus enregistrer la présence des manifestants. Un buffet impromptu a permis aux militants et manifestants de se rassasier dans la froidure du matin…
Apres la venue de la presse, du discours du Maire de Plessis Pâté dénonçant l’attitude de certains patrons face aux syndicats et aux travailleurs, le téléphone d’un syndicaliste sonna. C’etait le patron qui acceptait un rendez-vous le lendemain soir.

Obliger le patron à négocier était le but de l’agitation, nous avons levé le camp vers 13h30 pour raccompagner les camarades souriants à la gare.

Eric Z et Michel pour la CNT-UD91

Un spectre hante le pouvoir sarkozyste : celui d’un mouvement de chômeurs.

Entendons nous bien : un mouvement de chômeurs, c’est un mouvement de mauvais chômeurs. Le « bon » chômeur n’est plus un « chômeur », c’est un demandeur d’emploi (D.E.), « public-cible » du Pôle du même nom. Il ne tient pas à se faire remarquer, hormis, bien sûr, par un employeur. Le « demandeur d’emploi » se construit à l’envers de l’image repoussoir du mauvais chômeur, ce glandeur qui mène une vie de pacha avec ses 454 euros par mois, et qui ne se sent pas redevable à la société qui lui concède, d’ailleurs temporairement et sous conditions, le droit de survivre, là où les loyers sont encore accesssibles. Le « demandeur d’emploi » modèle travaille donc, sans cesse : il refait cent fois son CV, il envoie des milliers de lettres de motivation, il « enquête » pour mieux « cibler » les « gisements d’emplois », il accepte de bonne grâce les ateliers CV, les simulations d’entretien, les bilans de compétences, les stages gratuits, les Evaluations en Milieu de Travail (70 h de travail bénévole), il en redemande. Il apprend grâce aux ateliers de « coaching » qu’un ami est un partenaire, que rencontrer quelqu’un se dit tisser un réseau, qu’un savoir-faire est une compétence, et que ce qui fait la dignité d’un être c’est la valeur et le potentiel d’expansion de son capital-compétences. Bref, il travaille à son employabilité ; il travaille à devenir l’employé idéal, l’exploité qui n’a pas d’autre exploiteur que lui-même, et se charge de remettre au pas l’indolent, le récalcitrant, le chômeur qui sommeille en lui. Un employé idéal, c’est à dire un auto-entrepreneur, un homme économique intégral.

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Manifestations partout en France, le samedi 05 Décembre 2009

Paris : Départ à 14 h 30 de la place Stalingrad pour aller à la place Clichy 

Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d’ajustement économique évidents du système capitaliste.

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